Une dernière danse pour Leonard Cohen

Des chansons inédites du crooner montréalais voient le jour.

En entrevue avec le New Yorker, peu avant sa mort en 2016, Leonard Cohen avouait avoir fait la paix avec sa mort imminente. « Il y a beaucoup de matériel que je dois trier », confiait-il aussi. « Il y a des chansons à moitié terminées là-dedans qui ne sont pas mauvaises. Mais je ne crois pas que je pourrai les terminer. »

Si le légendaire chanteur montréalais n’a pas pu achever ses chansons, son fils Adam Cohen, lui, a repris le travail où son père l’avait laissé. En s’entourant de talentueux collaborateurs, il a pu réaliser Thanks for the Dance, un album posthume de 9 chansons. L’album a été, d’après Adam Cohen, réalisé dans un garage non loin de la légendaire demeure de son père, sur Le Plateau-Mont-Royal. 

Continuant dans la même lignée que You Want it Darker, la dernière oeuvre que Cohen a sortie de son vivant, Thanks For the Dance traite bien entendu de la mort, mais voit aussi le chanteur porter un dernier regard sur sa vie. Tantôt avec peine, tantôt avec fierté, on a l’impression de voir ici Cohen boucler la boucle.

Dès les premières lignes de l’album, Cohen rappelle son génie, en créant une phrase poignante et si simple à la fois:

I was always working steady, but I never called it art

I got my shit together, meeting Christ and reading Marx.

On a tendance à l’oublier parce que Drake le fait si bien maintenant, mais le vrai OG des one-liners facilement citables, c’était Cohen. 

Force est d’admettre que l’album peut par endroit sembler un peu incomplet. Bien entendu, Lenny n’était pas là pour terminer les chansons, ce qui fait que la vraie force de l’album, d’après moi, réside dans les paroles du légendaire barde. Toutefois, Adam n’a pas coupé les coins ronds, côté instrumental, faisant appel à de talentueux collaborateurs de renom, dont Feist, Beck et Patrick Watson.

Un mini-documentaire traitant de la conception de l’album, intitulé The Story of Thanks for the Dance, a aussi été réalisé par la Blogothèque. On peut le regarder juste ici pour en savoir plus sur le travail qui a été nécessaire pour compléter cette oeuvre posthume, et entendre les touchants témoignages des collaborateurs.

Thanks for the Dance est disponible sur toutes les plateformes, et une série de courtes vidéos l’accompagnent. 

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