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Marine Le Pen condamnée : ces réactions ne sont malheureusement pas des blagues du 1er avril

Par
Ouissem
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4 ans de prison, dont 2 ans ferme sous bracelet, 100 000 euros d’amende et surtout 5 ans d’inéligibilité avec application immédiate. Après 8 ans de procédure, Marine Le Pen a enfin été condamnée dans l’affaire des assistants parlementaires du FN/RN au Parlement européen.

La justice précise qu’elle a été “au cœur” d’un “système mis en place pour alléger les charges du parti”. Elle est déclarée coupable de complicité de détournement de fonds : un préjudice total évalué à 1,8 millions d’euros pour la période 2011-2016.

Malgré un délibéré de 152 pages et une très longue procédure, les défenseurs de la candidate d’extrême droite crient au scandale, voire au coup d’État.

Et non, ce n’est pas du tout un poisson d’avril.

Donald Trump, une nouvelle fois magnifiquement doublé par BFM TV, y voit un parallèle avec ses propres affaires judiciaires : falsification des comptes de campagne, recel de documents classifiés, surévaluation de ses biens immobiliers, paiements secrets d’une star de films X…

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Toujours aux États-Unis, Elon Musk voit dans la condamnation de Marine Le Pen une tentative d’emprisonnement venue de la “gauche radicale”.

Même théorie pour Laurence Ferrari, qui parle d’un scénario écrit “main dans la main avec la gauche et les juges”.

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Alors, est-ce que la France est entre les mains de “juges rouges” ? C’est ce que pense Jordan Bardella, venu pleurer au micro de CNews.

Pour Elisabeth Levy, c’est aussi de la faute des juges qui ont monté un “coup d’État judiciaire”.

Au-delà du simple cas Marine Le Pen, cette condamnation est la suite d’un complot monté contre l’ensemble de la droite. C’est à peu près ce que nous explique Alexis Brezet, directeur des rédactions du Figaro.

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Alors que le Parlement européen cherchait juste à récupérer ses sous, l’Italien Matteo Salvini parle carrément d’une “déclaration de guerre” de Bruxelles.

Au Brésil, Marine Le Pen a reçu le soutien d’un autre condamné à l’inéligibilité : Jair Bolsonaro, qui accuse également la gauche “d’activisme judiciaire”.

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“Je suis Marine”, a tweeté de son côté Viktor Orban, faisant un surprenant coming-out ce lundi 31 mars, journée internationale de la visibilité transgenre.

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Enfin, mention spéciale pour le Kremlin qui s’est inquiété d’une “violation des normes démocratiques”, un an après le décès d’Alexeï Navalny dans un goul… centre pénitentiaire situé en région arctique.