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La France, ce petit coin de paradis pour les incesteurs et les pédocriminels
Et si l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineur.e.s. était pour bientôt ?
Dans une tribune publiée par le Huff Post, plusieurs associations et militantes féministes dont Typhaine D, Andréa Bescond et Sandrine Rousseau demandent à l’État Français de supprimer le principe de la prescription pénale pour les pédocriminels. Elles souhaitent que la France emprunte le même chemin que les 29 pays dans le monde qui ont fait ce choix, parmi lesquels le Canada, la Belgique ou encore les Pays-Bas.
Avec son amie la présomption d’innocence, la prescription est un des principes de droit préférés de la justice pour laisser les pédocriminels, et plus généralement les hommes accusés de viol, impunis. (Coucou Gabriel Matzneff, Gilles Beyer, Olivier Duhamel, Nicolas Hulot, Gérard Louvin, Claude Lévêque, Richard Berry… Je continue ?)
Fixée à 30 ans après la majorité de la victime depuis la loi Schiappa en 2018, la prescription est notamment protégée par le droit à l’oubli et à la difficulté de trouver des preuves plus de trente ans après le crime commis. Cela sous-entend premièrement que la souffrance d’une victime s’apaise progressivement avec le temps, diminuant l’intérêt de poursuites, et deuxièmement, que les preuves sont entendues et prises à compte pour les personnes portant plainte avant ce délai. Comme le rappelle très justement la tribune, « moins de 1% de l’ensemble des viols [sur mineur.e.s] sont jugés comme tels ».
160 000 mineur.e.s touché.e.s par an
Suite à cette tribune, la plupart des signataires se sont retrouvées dans un théâtre parisien pour un événement mêlant tables rondes, témoignages et performances artistiques en faveur de l’imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineur.e.s. Typhaine D, Mié Kohyama et Santana Susnja, les organisatrices de la soirée, ont ainsi mis en exergue l’absurdité de ce délai.
« Le viol et l’inceste laissent des traces toute une vie, donc doivent pouvoir être poursuivis toute une vie. » Sandrine Rousseau
En plus de la peur de parler et de ne pas se faire entendre lors du dépôt de plainte, ce qui arrive (très) souvent étant donné le caractère systémique de ce type d’agressions, les amnésies traumatiques sont fréquentes. La victime peut donc sortir de cette amnésie après ses 48 ans (sa majorité plus les 30 ans de prescription), et ne plus pouvoir faire appel à la justice.
La suppression ou non du délai de prescription pour les crimes sexuels sur mineur.e.s est sans cesse remis en cause. Selon Typhaine D, « ce qui bloque, c’est l’article de loi qui définit ce qu’est un viol
