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Ex-chanteur originaire du pays du chouchen grandi en Normandie, il s’est découvert une passion pour les devantures de commerces fermés depuis belle lurette. Une obsession qu’il partage sur son compte insta et dont il a tiré un livre “J’habite une ville fantôme” (préventes du second tome seront bientôt dispo sur le site du m’sieur) et une exposition très prochainement à Solid’art.
En capturant ces symboles de socialisation, il raconte l’histoire d’une France abandonnée par ses photos à l’esthétisme vintage. On l’a donc rencontré.
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En moins d’un siècle on est passé de 500 000 bistrots à 36 000, tu as du pain sur la planche. Comment procèdes-tu pour trouver ces bonnes adresses sans âme qui vive ?
J’ai commencé à photographier ces façades il y a un peu plus de vingt ans. A l’époque j’étais chanteur et c’est au hasard de mes tournées que je tombais sur ces vitrines abandonnées. Ensuite, pour continuer cette série, j’ai abandonné l’autoroute et à chaque déplacement je traverse un maximum de villages par les départementales à la recherche de ces trésors.
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Comment tu expliques le phénomène de “villes fantômes”, ces petits villages laissés sur le carreau de l’exode urbain ?
C’est un ensemble de chose qui explique la désertification des villages. Les mines, les usines qui ont fermé, l’arrivée du tracteur et autres engins agricoles… A partir des années 50 beaucoup d’ouvriers ont dû rejoindre les grandes villes pour trouver du travail et, parallèlement à ça, l’arrivée des supermarchés à aggravé la situation des petits commerces. Aujourd’hui c’est le e-commerce qui enfonce le clou. Amazon en est le symbole.
Graineterie, boucherie chevaline, mercerie…. Les devantures fermées appartiennent à des commerces parfois devenus obsolètes. C’est qui les prochains commerçants sur la liste ?
Les boutiques qui ferment actuellement sont principalement les magasins de vêtements et de chaussures. Les sites de vente en ligne, principalement chinois en sont la cause. Enfin, c’est surtout le client la cause. Comme disait Coluche, il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas.
Les enseignes photographiées sont fermées depuis longtemps, à partir de combien de temps une enseigne est photographiable, dénicheur de vieilles âmes que tu es ? Et est ce que certaines d’entre elles ont rouvert leurs portes depuis ?
Merci Thibaut.
Derien.
(Vous l’avez ?)
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J’aime beaucoup les anciennes boutiques qui datent un peu, les vieux volets en bois ancêtres des rideaux de fer, ou les mosaïques et les typos art-déco, mais c’est surtout l’émotion qui se dégage de la boutique qui me fait m’arrêter. Et c’est parfois devant un magasin des années 80. A part une mercerie transformé en brocante dans le Morvan, je n’ai jamais vu une de « mes » boutiques repartir. Au mieux c’est transformer en habitation, au pire détruit. Mais le plus souvent cela reste là, à l’abandon, et le temps les efface petit à petit.