.jpg.webp)
Il y a quelques années, Deezer a sorti une étude à laquelle je repense régulièrement : après 27 ans et 3 mois, la plupart des gens cessent de découvrir de nouveaux morceaux.
J’avais précisément 27 ans et 3 mois au moment de cette publication et forte de mes certitudes de mélomane autodiag, j’ai refusé d’y croire. Pourtant… la prophétie disait vrai. Évidemment, le déclin ne s’est pas fait en un jour. Ça a commencé par un vendredi (sacro-saint jour des sorties de disques) où j’ai préféré faire autre chose que d’écouter les nouveautés. Il y a eu ces premiers festivals où, les yeux plissés comme chez l’ophtalmo, j’ai fait semblant de connaître les petites lignes de la programmation. Et puis finalement : l’été dernier où j’ai réalisé que ma playlist n’était plus faite que de vieilleries (que j’aime de tout mon coeur, en revanche, que ce soit bien clair – <3 sur William Sheller).
Je peux bien nous trouver des excuses ; pas loin de 120 000 nouveaux morceaux déboulent chaque jour sur le marché, les trends s’enchaînent à toute vitesse, les algorithmes nous enferment dans des couloirs de nage et puis le quotidien nous roule dessus ok ? Reste que cela me fout un sacré cafard de me dire que le disque de ma vie musicale est déjà rayé.
J’ai donc décidé de MONTER UNE START UP DE RECOMMANDATION – absolument pas.
J’ai donc décidé d’ouvrir grand mes oreilles et de m’astreindre à la discipline la plus cool du monde : passer tous les jours de l’été qui arrive à découvrir de nouvelles choses.
Comment ? Voici ma méthode infaillible (et gratuite, c’est cadeau, me remerciez pas mais remerciez moi quand même) :
Si vous avez vous-même moins de 27 ans et 3 mois ou si vous êtes un·e original.·e qui échappez aux normes normatives et aux sondages sondageurs, envoyez-nous votre plus belle découverte du moment sur [email protected]
Il se trouve que j’ai la chance d’être invitée à Montréal, au Québec, pour assister à deux incroyables festivals qui ont respectivement 38 et 47 ans d’existence et qui pourtant sont en immense forme musicale (mais quel est leur secret de jouvence ??? je n’hésiterai pas à enquêter sur place) :
👉 Les Francos (qui commencent le 12 juin)
👉 Le Festival International de Jazz (qui commence le 25 juin).
L’occasion d’aller écouter en live Choses Sauvages, disiz, les Dead Obies (côté Franco) et Patrick Watson, Max Richter Victor Wooten ou Kokoroko (côté Jazz) – que j’ai connus grâce à ma première jeunesse musicale – ou Naïka, Angine de Poitrine ou Ca7riel & Paco Amoroso – à côté desquels j’ai fait l’exploit de ne pas passer cette année.
Mais surtout de m’obliger à aller vers l’inconnu et donc assister aux concerts de celles et ceux que je ne connais pas encore et qui – puisqu’ils sont écrits en très gros tout en haut des affiches – sont sans doute très aimables.
A savoir : Gab Bouchard, Klô Pelgag, Ariane Roy, Marie-Mai, Koriass, La Bottine Souriante, El Gran Combo de Puerto Rico, Flore Laurentienne, Thanda Choir, chiquitamagic ou Jabfung.
Si ça vous intéresse, évidams, en me comportant donc comme un algorithme humain à base de recommandations 100% faites à la main et en mettant régulièrement à jour cet article (moderne comme procédé n’est-il pas ?! ), grâce à tout ce que j’aurai donc découvert à Montréal et en harcelant toutes les personnes que je croiserai cet été pour leur demander s’ils ont pas “petit morceau” pour moi.
CQFD, je vous tiens au courant.
Tout cela me rappellera l’époque où, armée de mon Ipod classic, je passais ma vie à voler l’intégralité des discothèques.mp3 de tous les gens chez qui j’étais invitée (et rarement réinvitée). Méthode sauvage et artisanale qui m’a permis de découvrir ce morceau qui, chaque fois que je le réécoute, me rappelle pourquoi c’est doux et rassurant et joyeux de découvrir de la musique.