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KCIDY alias Pauline Le Caignec est inclassable. Comme sa musique. Son deuxième album verra le jour au printemps 2021, oscillant entre pop nostalgique et textes mélancoliques. Le clip de son single « Les gens heureux dansent » donne déjà le ton. En attendant, on en a profité pour discuter avec cette artiste indie pop imprévisible.
Comment te décrirais-tu pour celles et ceux qui ne te connaissent pas ?
Je suis musicienne, auteure, compositeur, et interprète. Le projet KCIDY c’est plus particulièrement de la pop aux influences baroques. Ce sont des chansons en français avec des textes qui parlent à la fois de l’intime et de choses plus légères. C’est de la musique assez orchestrée, assez arrangée.
J’ai toujours fait plein de choses en même temps, mais KCIDY c’est vraiment là où je compose seule, où je fais tout et qui est plus personnel.
Avant cela, j’ai joué dans Tôle Froide, je faisais de la batterie. Et maintenant je joue aussi dans Satellite Jockey, au clavier. Sinon je compose également pour des pièces de théâtres, des vidéos…
Quel est ton parcours musical ? Quelles sont tes inspirations ?
J’ai commencé le piano à 7 ans, et puis du jazz au conservatoire. Au bout de 5 ans, j’ai arrêté pour me lancer dans mes propres musiques avec le projet KCIDY. La musique c’est en moi depuis toujours ! Dans mon parcours de mélomane, il y a quelques inspirations qui m’ont marquées comme les Beatles, ou Jean-Sébastien Bach que j’écoute encore beaucoup. Plus récemment, Björk, et Kate NV, une musicienne russe. Il y a énormément de choses qui m’ont inspirées, plusieurs genres. Je ne me suis pas inspirée que d’un seul style.
Comment te sens-tu avant la sortie de ton deuxième album au printemps 2021 ? Qu’attends-tu de cet album et pourquoi avoir choisi de chanter en français uniquement ?
J’espère que tout va bien se passer et qu’on va réussir à le sortir… J’espère aussi que ça plaira ! Ça fait longtemps que je fais de la musique mais elle n’est pas vraiment médiatisée, donc il y a moins d’enjeux dans mon esprit.
Pour le français c’est parce que j’ai admis le fait que je ne savais pas bien parler anglais (rires). Je me suis rendu compte que traduire un texte français en anglais… ça n’avait aucun sens. Et puis en français c’était plus poétique, plus sensé. J’ai pris goût à l’écriture, avant je trouvais que c’était assez accessoire par rapport à la musique, je cherchais plus la musicalité des mots que le sens. J’ai eu envie de parler de sujets plus profonds et intimes donc il fallait que ça sonne juste.
2020 ça t’inspire ou te décourage ?
Sur le plan artistique, ça n’a pas changé grand chose. Je vivais déjà en mode « composition » à la maison, j’ai du temps pour créer. Ce n’est pas une période qui a impacté ma créativité. Je compose un peu en permanence donc l’inspiration reste là.
Mais ça m’a touchée sur d’autres plans, c’est sûr. D’un point de vue politique, ça m’a révoltée. Donc oui, en un sens, ça m’a inspirée.
En tant que jeune femme imprévisible, as-tu des projets pour la suite ?
Avant la sortie de l’album, deux singles vont sortir mais on ne sait pas encore lesquels… Sinon, je vais jouer à Annecy en décembre (enfin on verra si c’est maintenu) : la pièce « Alice Glisse », une réinterprétation d’Alice au pays des merveilles.
Et sinon, avec Satellite Jockey, on sort un album en décembre aussi… À suivre.
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